Vous est-il déjà arrivé de prendre le temps d’analyser la charte graphique d’une entreprise ? D’observer le choix des couleurs, la typographie utilisée ou encore le choix du message. Nous sommes sans cesse noyés sous la masse d’informations qui nous sont communiquées à la télé, sur les réseaux et sur internet de manière générale. Aujourd’hui, j’avais envie de prendre le temps de décrypter tout cela. Si vous travaillez sur un nouveau projet et que vous avez envie d’en savoir plus sur le processus pour créer une identité visuelle, alors cet article va vous intéresser !

 

Qu’est-ce que l’image de marque ?

L’image de marque, ou le branding, ne se résume pas aux images, au logo ou encore aux couleurs que vous choisissez. Elle se différencie bien sûr par son apparence, mais elle est avant tout là pour représenter la marque en elle-même et les messages qu’elle veut faire passer, à travers son identité visuelle.

Seriez-vous capable de reconnaître le logo de Coca-Cola parmi 1 000 ? Et celui d’Apple ? Je pense que oui. Je suis également certaine que vous reconnaîtriez facilement le slogan de L’Oréal, ou encore la musique de Harry Potter. Voilà des exemples de marques qui parviennent à capter l’attention en quelques secondes à peine.

C’est la raison pour laquelle l’image de marque est tellement importante et pourquoi elle nécessite d’être travaillée et nourrie avec soin. Les composantes du branding font d’ailleurs généralement appel aux 5 sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.

Cibler son client idéal

Si vous êtes familier avec le marketing, vous avez peut-être déjà entendu parler du fameux “client idéal”. Le client est idéal est, comme son nom l’indique, le client parfait pour acheter vos produits. On parle souvent de persona en copywriting et de manière plus générale, lorsque l’on veut vendre et à juste titre ! La manière dont vous allez vous adresser à votre audience, et plus spécifiquement le langage que vous allez utiliser, va plus ou moins raisonner avec elle.

Prenons l’exemple d’un Coach Fitness qui aimerait cibler les blogueurs (qui sont des personnes souvent sédentaires). Utiliser un titre comme “La raison numéro 1 pour laquelle les blogueurs prennent du poids” pour un article de blog aurait probablement beaucoup plus d’impact que n’importe quel autre article qui parlerait de la prise de poids. Pourquoi ? Parce que le message est ciblé et contient le mot “blogueur”.

Pour définir son client idéal, on se pose généralement trois questions :

  1. Qui est-il ? S’agit d’un homme, d’une femme ? Quel âge a-t-il ? Utilise-t-il un jargon spécifique ? Quels sont ses moyens financiers ? Quelles sont ses habitudes ? Sur quels réseaux est-il présents ? Quelles sont leurs valeurs ? etc.
  2. Que veut-il ? De quoi a-t-il vraiment besoin ? Quels sont ses objectifs ? Quelles ont été ses échecs ? Quelles sont ses peurs ? À quels challenges doivent-il faire face au quotidien ?
  3. Pourquoi ? Pourquoi devrait-il choisir vos services et votre entreprise ? Qu’est-ce qui va lui donner envie de travailler avec vous ? Qu’est-ce qui va faire qu’il voa se reconnaître dans les messages que vous faites passer ?

Les réponses à ces questions vont vous aider à déterminer le profil type de votre client idéal. Plus ce profil sera précis, plus vos messages seront ciblés et plus ils auront de l’impact. C’est un travail qui demande du temps et beaucoup de réflexion, mais une fois qu’il sera fait, votre communication sera (beaucoup) plus efficace.

Les bases pour créer une identité visuelle

Le logo

L’importance de bien choisir son logo

Le logo fait définitivement partie des éléments les plus importants d’une identité visuelle. On le retrouve sur le site, sur les supports (de formation ou écrits), sur les comptes sur les réseaux sociaux ou encore sur les produits que vous vendez. Un logo doit être :

  • simple : les logos les plus efficaces sont généralement les plus simples ! La police doit être facilement lisible et les couleurs ne doivent pas être trop nombreuses.
  • versatile : votre logo doit pouvoir être utilisé dans de nombreuses situations et pour cela, il vaut mieux qu’il soit versatile. S’il est long, pensez à prévoir une version simplifiée qui sera plus facile à intégrer sur un espace de communication réduit ou déjà encombré.
  • intemporel : il vaut peut-être mieux éviter de suivre les tendances qui pourraient être dépassées dans quelques années ou qui ne vous parleraient plus autant qu’au moment de sa création. Il peut s’agir de couleurs, de textures ou même de formes. Bien sûr, un logo peut évoluer avec le temps (il n’y a qu’à voir les logos d’Instagram et de Mac Donald’s par exemple), auquel cas encore une fois la simplicité sera votre amie.
exemple de logo qui évolue

Source : Canva

En ce qui concerne sa création, trois options s’offrent à vous : le réaliser vous-même, l’acheter sur une plateforme comme Creative Market ou confier sa réalisation à un professionnel. Tout dépend de vos aptitudes en matière de création graphique, de votre créativité, de votre budget (forcément) et du temps dont vous disposez.

Pour finir, voici quelques questions à se poser pour déterminer si un logo est adapté à votre branding :

  • Est-ce qu’il peut facilement s’adapter ? Si vous l’agrandissez ou si vous le réduisez, est-ce que votre logo reste suffisamment lisible ?
  • Est-ce qu’il fonctionne sur du noir et sur du blanc ?
  • Est-ce qu’il est unique ? Est-ce qu’il se démarque de ce qui existe déjà ou est-ce qu’il ressemble à celui de vos concurrents ?
  • Est-ce qu’il représente les valeurs de ma marque ?
  • Est-ce qu’il s’inscrit bien dans mon identité graphique ? Est-ce qu’il pourra facilement être utilisé sur vos différents supports de communication ?

 

La conception d’un logo

Lorsque nous avons lancé le blog de Celles Qui Osent, j’ai eu envie de créer moi-même le logo (principalement par ego si je suis honnête). Je sais utiliser les principaux logiciels de PAO et j’avais vraiment envie de relever ce challenge. Je ne peux pas dire que je sois satisfaite du résultat à 100 %. Je trouve qu’il n’est pas très lisible et qu’il manque un peu d’originalité (pourtant il est simple).

Pour le logo du projet “Formation Assistant Blogueur”, je n’ai pas hésité longtemps et j’ai fait appel à une graphiste freelance. J’ai gagné un temps monstrueux que j’ai pu consacrer à d’autres choses (comme la rédaction de mes articles) et me laisser complètement guidée dans le process. Je ne regrette pas cet investissement et je suis très contente du résultat !

Si vous avez un budget serré, n’hésitez pas à aller faire un tour sur Fiverr. Vous pourrez mettre en concurrence plusieurs freelance à partir d’un cahier des charges. De manière générale et si vous choisissez de travailler avec un professionnel, vous devez savoir :

  • combien de temps ça prendra ;
  • combien de modifications vous pourrez faire ;
  • sous quel format de fichier le logo final sera rendu et dans quelles déclinaisons ;
  • ce qui est inclus dans la prestation (logo ? polices ? charte graphique ?) s
  • si les droits vous seront cédés.

Pour finir, je pense qu’il est vraiment important d’obtenir plusieurs couleurs de votre logo. À titre d’exemple, le mien est décliné en bleu et rose, en bleu et en rose. Je peux ainsi facilement le positionner sur des couleurs claires ou foncées et cela n’altérera pas sa lisibilité.

Les couleurs

En savoir plus sur la symbolique des couleurs

Les couleurs que vous choisissez sont très importantes, car elles vont dégager une certaine atmosphère ou ambiance autour de votre marque. Par ailleurs, leur symbolique devrait également faire partie de la réflexion, car toutes les couleurs ne libèrent pas la même énergie :

  • Le bleu est généralement un symbole de force, de sécurité, de fiabilité et de minimalisme
  • Le vert inspire plutôt l’abondance, la relaxation ou encore la nature
  • Le rouge est un choix plutôt audacieux et est généralement associé à l’urgence, on l’utilise pour capter l’attention des gens (notamment du côté des marques qui commercialisent des produits alimentaires)
  • Le orange est une couleur vibrante et énergique qui exprime la vitalité – elle est souvent utilisée pour l’univers du fooding
  • Le jaune est une couleur chaude, souvent perçue comme “jeune”
  • Le noir est souvent utilisé par les marques de luxe et dégage une certaine puissance et une expertise
  • Le violet enfin, est une couleur assez calme et apaisante, qui renvoie à la créativité et à l’imaginaire

Il existe différentes manières d’associer (ou non) des couleurs pour définir l’identité graphique d’une marque. Il n’existe pas vraiment de couleur officielle pour une thématique spécifique. Certaines marques utilisent la même couleur de référence sans pour autant évoluer dans le même secteur. Dans l’exemple ci-dessous, ces quatre marques évoluent dans des univers complètement différents et ont pourtant choisi la même couleur principale.

exemple de logos rouges

L’objectif est de choisir une couleur qui représentera le mieux votre univers et qui saura séduire votre audience du premier coup d’oeil.

Découvrir les différents types de palettes

Commençons par un petit point “jargon”. En matière de colorimétrie, on parle souvent de tons, de nuances et d’ombres. Les tons sont créés par l’adjonction de gris, ce qui peut rendre la couleur de référence plus douce ou plus terne. Les nuances sont créées en ajoutant simplement du blanc, ce qui permet d’éclaircir la couleur. Enfin, les ombres sont créées en ajoutant du noir, ce qui va permettre de l’assombrir. Il existe bien d’autres termes (saturation, luminosité, contraste, etc.), mais il ne paraît pas utile d’en parler ici.  Je vous propose plutôt de nous intéresser aux types de palettes que l’on peut retrouver.

Commençons par la palette monochromatique, qui regroupe tout simplement l’ensemble des tons, ombres et nuances d’une même couleur. Il est assez difficile de se tromper lorsque l’on opte pour ce type de palette, car les couleurs fonctionnent généralement bien ensemble. Il devient alors très facile de les intégrer à son site, son logo ou sur tout autre support de communication.

On retrouve ensuite la palette analogue. Les couleurs analogues sont celles qui se trouvent les unes à côté des autres sur la roue chromatique, comme dans l’exemple ci-dessous. Là encore, cela fonctionne plutôt bien et cela demande finalement assez peu de réflexion.

palette analogue

 

On passe ensuite à la palette complémentaire (à gauche ci-dessous), qui permet d’associer des couleurs qui se trouvent chacune à l’opposé de l’autre, toujours sur la roue chromatique. Ce choix fonctionne bien pour les marques, car les couleurs se distinguent parfaitement. Pour une page de vente par exemple, cela permettrait de bien faire ressortir un bouton, ce qui serait plus difficile avec une palette chromatique.

Il existe également ce que l’on appelle la palette complémentaire adjacente (à droite), qui est particulièrement utilisée en matière de branding. Dans cet exemple, si l’on choisit la couleur rouge, les couleurs adjacentes sont le rose et le orange. En complément, on utilise la couleur opposée au rouge, qui est le vert. Vous suivez ?

 

On termine par la palette triadique qui se compose de trois couleurs. Ce sont les trois teintes que l’on retrouve sur la palette chromatique a une distance égale l’une de l’autre (on se croirait en maths…).

palette triadique

Utiliser trop de couleurs peut être un peu trop exubérant et on se limite généralement à l’utilisation de trois couleurs. Choisir une palette complémentaire ou complémentaire adjacente est souvent le choix le plus judicieux, mais tout dépend bien sûr de l’univers de la marque.

Jeter un oeil à la concurrence

Si vous vous lancez dans un secteur déjà concurrentiel, je vous conseille vivement de jeter un oeil à ce qui existe déjà. Utiliser les mêmes couleurs que votre concurrent risquerait de vous nuire. Il est généralement plus sage de partir dans le direction opposée pour pouvoir se démarquer en un coup d’oeil. Un exemple assez intéressant en la matière est clairement Pepsi et Coca. L’un est bleu, l’autre est rouge, ce sont des couleurs diamétralement différentes.

Si en revanche vous êtes seul sur votre marché ou que la compétition est assez faible, vous n’aurez que l’embarras du choix. Choisissez une couleur qui vous plait et qui vous parle. Gardez simplement en tête qu’une marque doit être facilement et rapidement reconnaissable pour que les gens s’en souviennent.

 

La police

Ah la police… C’est un sujet qui me passionne ! J’y avais d’ailleurs consacré un article sur le blog de CQO, avec en prime plusieurs polices d’écriture en ligne à télécharger gratuitement, n’hésitez pas à y jeter un oeil. Il s’agit d’un élément fort en matière d’identité visuelle. D’ailleurs, sur certains logos, c’est clairement la police qui fait tout !

On distingue les polices avec et sans serif. Une police avec Serif intègre un empattement des lettres, ce qui n’est pas le cas des polices Sans Serif – voyez plutôt :

On utilise généralement la première pour mettre en avant le nom de la marque et la seconde pour son slogan (pour des raisons de lisibilité). Le choix de la police n’est pas anodin, car au-delà du fait de l’utiliser dans un logo, on la retrouvera également dans le contenu rédactionnel mis en avant.

Je vous recommande vivement d’éviter les polices difficiles à lire. Certaines apportent certes de l’originalité, mais peuvent parfois s’avérer parfaitement illisibles. Il vaut donc mieux les utiliser avec parcimonie et les réserver pour mettre en avant des informations stratégiques, comme les titres par exemple.

exemple de polices

Autre tip, essayez d’associer des polices similaires. Lorsque vous choisirez votre combinaison (avec Serif et Sans Serif), privilégiez plutôt les polices qui se ressemblent. Pour cela, il vous suffit de comparer les lettres et de vous assurer qu’elles soient lisibles et compatibles pour garantir une certaine harmonie.

associer des polices entre elles

Sur cet exemple, vous pourrez constater que les lettres sont similaires – le o, le e ou même le f se ressemblent et l’ensemble fonctionne plutôt bien.

Enfin, pour trouver la bonne combinaison et si vous ne savez pas par où commencer, je vous conseille d’utiliser l’outil proposé par Canva. Pour cela, il vous suffit de sélectionner une police parmi la liste proposée, et l’outil vous fera automatiquement une proposition d’association. Pratique non ? Encore une fois… merci Canva !

Je pense avoir fait le tour de ce qui me paraît être important pour bien choisir sa police.

Raconter l’histoire de sa marque grâce au storytelling

Une identité visuelle est avant tout mise en avant par des couleurs, un logo ou un message, mais cela ne s’arrête pas là. Vous devez prendre le temps de raconter l’histoire de votre marque, d’expliquer d’où elle vient et où est-ce qu’elle veut aller. La page “A Propos” d’un site est un endroit stratégique pour cela. Partager son histoire va permettre à votre audience de mieux vous connaître et de s’identifier à elle. Pour cela, le schéma “classique” permet de répondre aux interrogations suivantes :

  • Qui êtes-vous
  • Qu’est-ce que vous vendez
  • Comment vous pouvez résoudre les problèmes de vos clients
  • Comment vous pouvez leur apporter de la valeur

Si vous ne savez pas vraiment par où commencer, je vous propose de répondre à ces quelques questions :

  • Qui je suis et comment mon audience peut s’identifier à moi ?
  • Pourquoi est-ce que j’ai créé ce business et qu’est-ce qui m’a amené jusqu’ici aujourd’hui ?
  • Quels sont les services que je propose à mes clients ?
  • Quels sont les problèmes que je peux les aider à résoudre ?
  • En dehors de mon business, quelles sont les activités qui me permettent de m’épanouir ?
  • Comment est-ce que je peux leur apporter de la valeur et comment je peux le mettre en avant ?
  • Quels sont les liens que je tisse avec ma communauté pour les aider à atteindre leurs objectifs ?
  • Quelles sont mes valeurs ?

Toutes les marques/entreprises, ont une histoire à raconter. Pour l’écrire, vous pouvez vous appuyer sur les principes du storytelling (l’art de raconter des histoires). Pour en savoir plus sur cette technique d’écriture, je vous renvoie à cet article qui est très bien rédigé et qui pourra vous aider à y voir plus clair.

Nous arrivons à la fin de ce loooong article. J’espère qu’il vous aura permis d’y voir plus clair et peut-être de regarder vos marques préférées sous un nouvel oeil.

D’ailleurs, n’hésitez pas à partager les marques qui vous inspirent dans les commentaires 🙂

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