Le 30 avril dernier, je vous ai proposé de répondre à toutes vos questions sur le métier d’assistant blogueur en direct. Pour ceux et celles qui n’ont pas pu être là (et ceux qui ont la flemme de regarder le live qui dure environ 1h30), voici la retranscription de tout ce qui a été dit. Les questions sont organisées en fonction des thématiques et devraient vous permettre de trouver pas mal de réponses 😉

Encore merci à tous ceux qui ont participé !

Le métier d’assistante virtuelle

Qui je suis et comment j'en suis arrivée à faire ce métier ?

Je vais commencer par me présenter pour ceux qui ne me connaissent pas. Moi, c’est Marie di Maggio. Dans la vie, je suis assistante virtuelle. Cela fait deux ans maintenant que je fais ce métier. Avant de me lancer là-dedans, j’étais salariée dans une entreprise. J’étais chargée d’études dans un cabinet de conseil en fiscalité. Comme vous pouvez le voir, cela n’a rien à voir avec le web !

Très rapidement, enfin au bout de sept ans après avoir obtenu mon diplôme, je me suis dit, je me suis rendu compte que ce que je faisais ça ne m’allait pas. J’ai pris un grand virage et j’ai décidé de me reconvertir. Depuis deux ans, je travaille en freelance, je travaille à mon compte et je suis donc assistante virtuelle. Alors, assistant blogueur, c’est quoi ? C’est un métier qui consiste à apporter votre expérience, votre expertise à un blogueur.

Un blogueur, c’est quelqu’un qui gagne sa vie grâce à son blog, donc en ayant monétisé son blog, généralement grâce à la vente de formations en ligne ou de produits numériques. On l’appelle aussi infopreneur. Si vous entendez ces termes – infopreneur, blogueur – c’est la même chose : des personnes qui gagnent leur vie en vendant de l’information numérique.

Ce métier-là, je l’ai vraiment fait par hasard. Quand j’ai quitté mon job de chargée d’études, je cherchais un moyen de me reconvertir et je n’avais pas du tout pensé à me mettre à mon compte. Je suis tombée sur un blog de Lucie Rondelet qui proposait une formation pour devenir rédacteur web. Ça a fait tilt, c’est un métier qui m’a plu. J’ai toujours aimé écrire, j’ai toujours aimé Internet et je me suis dit « Banco ! C’est la bonne voie », et je me suis lancée.

Ça devait être en janvier 2018 et deux mois après je me lançais dans la rédaction web. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à la base je suis originaire de Nouvelle-Calédonie. J’ai grandi à Nouméa en Nouvelle-Calédonie et à l’époque Lucie était aussi là-bas. La personne que je suivais sur son blog depuis quelques mois se trouvait, elle aussi, en Nouvelle-Calédonie !

Rapidement, on s’est rencontrées, on a un peu échangé sur la rédaction web, je lui ai parlé de mon expérience, de mon profil, etc. Elle avait besoin de quelqu’un pour l’aider au quotidien pour créer sa formation, la monter et c’est comme ça que notre collaboration est née. Cela fait maintenant deux ans que je travaille exclusivement avec cette cliente, enfin exclusivement, majoritairement, et en parallèle j’ai eu d’autres clients et d’autres expériences avec d’autres blogueurs.

Voilà un petit peu pour la présentation générale de mon parcours, d’où et comment j’en suis arrivée là aujourd’hui.

Quelles sont les parties qui te semblent indispensables dans le métier d’assistante virtuelle ?

Pour moi, dans ce métier, il y a trois grands volets. Le premier volet est vraiment purement administratif, c’est-à-dire qu’il y a énormément de gestion de mails notamment. Je vois Élodie qui dit : « Oui, beaucoup de gestion des mails et d’administratif ». Cela veut dire par exemple gérer des devis, des factures, faire le suivi des élèves, faire de la relance clients. C’est une grosse partie administrative.

Si vous avez déjà bossé dans des entreprises en tant qu’assistant ou dans le secrétariat, c’est assez similaire. On va retrouver tout ça dans le métier d’assistant blogueur. Donc, il y a une grosse partie d’administratif. Ensuite, je dirais qu’il y a une grosse partie gestion de projet.

C’est-à-dire que les personnes avec lesquelles vous travaillez, au fur et à mesure que leur business grandit et que le temps passe, il va y avoir de nouveaux projets qui vont être lancés, par exemple un événement à organiser, une nouvelle formation, une promotion… Tout un tas de choses qui viennent au quotidien.

Forcément dans les missions de l’assistante virtuelle, c’est de gérer toutes ces missions-là, de traiter le courant, d’apporter ses compétences et son expertise au service de la personne pour laquelle il travaille pour l’aider à accomplir tous ces objectifs-là et à avancer au quotidien. Le troisième gros volet, c’est tout ce qui concerne la création de contenus puisqu’on est dans un métier qui est quand même exclusivement digital.

Tout se passe en ligne. Généralement, il y a un gros écosystème autour du blog qui est systématiquement le noyau dur du business de l’infopreneur. Ensuite, il y a tout ce qu’il y a autour – ça peut être Pinterest, YouTube, Facebook, Instagram. Tout ça je l’englobe dans la création de contenus et cela fait partie des missions de l’assistant d’aider son client sur ces aspects-là, de lui apporter de nouvelles idées, etc.

Donc trois gros volets : administratif, gestion de projet et création de contenus.

Peux-tu décrire les missions types de l'assistante virtuelle ?

Je pense que je l’ai fait, j’espère que ça te paraît un petit peu plus clair. Après, il y a vraiment énormément de choses et cela dépend aussi des clients avec lesquels vous allez travailler et aussi de vos compétences puisque au fur et à mesure vous allez proposer de nouvelles choses en fonction de ce que vous savez faire ou de ce que vous avez envie de faire. En fait, les missions sont infinies et elles sont surtout très variées

Comment communiques-tu avec les blogueurs avec qui tu travailles, est-ce que c’est via une plateforme ?

Là encore, cela va vraiment dépendre des clients avec lesquels tu travailles puisqu’ils n’ont pas tous le même mode de fonctionnement, les mêmes outils de communication privilégiés. Aujourd’hui, je travaille exclusivement sur Slack. C’est une application qui te permet d’organiser des fils de discussion en fonction des thématiques que tu veux aborder et c’est un outil qui est ultra-pratique, sur lequel tu peux être plusieurs avec plusieurs fils de discussion. C’est un outil qu’on utilise beaucoup au quotidien.

Ensuite, j’ai Facebook que j’utilise pour communiquer avec Lucie. Avec Lucie, c’est un petit peu différent parce qu’on a une relation qui est personnelle et qu’on est associées aussi à côté, donc on passe par des canaux un peu plus directs, mais généralement les blogueurs utilisent Slack. C’est quand même un outil qui est assez utilisé. WhatsApp aussi. Voilà, ça dépend vraiment des personnes.

Ensuite, on a toutes les semaines une réunion hebdomadaire. Tous les mardis, on fait le point pendant généralement deux heures de vive voix sur Messenger. On se fait nos réunions à distance puisque Lucie est à Nouméa et moi je suis ici.

En relation avec ton travail - pas le fait d'être freelance - qu'est ce qui te plaît le plus dans ton job et a contrario qu'est ce qui te plaît le moins ?

Ce qui me plaît le plus, c’est le fait que les missions sont très variées. Je fais rarement la même chose parce qu’il y a toujours des nouveaux projets, des nouvelles choses à mettre en place. Plus ton business grandit, plus tu dois aller de plus en plus loin dans la gestion. Donc c’est riche et tu fais rarement la même chose, c’est un truc que j’apprécie particulièrement.

Ce qui me plaît le moins, je te dirais que c’est la gestion des emails parce que c’est quelque chose qui est très très chronophage. Les questions que tu vas recevoir de la part soit des élèves soit des personnes qui veulent avoir des informations sur la formation, ce sont toujours les mêmes ! Tu as beau essayer de mettre les informations un petit peu partout là où tu peux, là où tu trouves que c’est logique, il y a toujours des personnes qui vont t’écrire pour te demander exactement la même chose. C’est le côté peut être un peu répétitif du boulot. Voilà, pour moi ce sont les emails qui me demandent beaucoup d’énergie.

Est-ce que tu te limites aux blogueurs ou est-ce que tu touches d’autres métiers - entrepreneurs, formateurs, coachs ?

Non, je suis centrée sur les blogueurs et toutes les personnes qui ont un business en ligne. Ça peut être un infopreneur mais ça peut être aussi les personnes qui ont des sites de dropshipping ou des sites de e-commerce. J’ai eu un contact hier avec une cliente qui a un site de e-commerce et sur lequel je vais peut-être intervenir. Mais principalement ce sont les personnes qui ont des blogs et qui vivent de la monétisation de leur blog.

L’organisation

Quels sont les outils administratifs que tu utilises pour facturer, réaliser des devis et compter les heures ?

Je pense que tu parles du côté perso en tant que freelance, je ne pense pas que tu parles du côté client. En fait, j’ai une comptable. J’ai plusieurs structures. Juridiquement, j’ai une société sur laquelle je suis associée avec Lucie et j’ai moi aussi mon entreprise individuelle à titre personnel et on passe par les services d‘un comptable en ligne. La société s’appelle Keobiz.

C’est un service digitalisé qui me permet de gérer ma compta mais aussi qui propose un outil pour créer des factures et des devis. C’est ce que j’utilise aujourd’hui pour créer mes factures. Après, tu en as plein… Pendant longtemps j’ai utilisé Zervant – je vais te noter le nom dans le chat comme ça, tu verras – et un autre qui est assez pratique, Henrri avec deux R. Voilà, ça donne des idées.

Comment je fais pour compter mon temps ? Alors là vraiment une méthode ultra simple : j’ouvre une Google Sheets – tu sais, ce sont les feuilles de calcul sur Google – je note l’heure de démarrage, l’heure de fin et j’ai un système de calcul automatique pour calculer le temps où j’ai travaillé. Ça me fait le calcul du temps que j’ai passé et du temps qui me reste en fonction du nombre d’heures que tu as négocié avec ton client – on reviendra sur ce point.

Comment organises-tu ton planning ?

Même si je suis quelqu’un d’assez organisé de manière générale et assez méthodique, je dois dire que mon organisation dans le quotidien dépend en grande partie des urgences et de mon humeur parce que je n’ai pas la même énergie tous les jours et mon organisation va beaucoup dépendre de ça. De manière générale, la première chose que je fais le matin, ce sont vraiment les emails parce que déjà il y en pas mal et en plus ça me permet de savoir quelles sont les urgences ou les priorités.

En fonction de cela, cela me permet de savoir ce que je vais faire de ma journée. Donc généralement je traite les emails et ensuite je passe à tout ce qu’il y a autour : le courant, la gestion des projets en cours, etc. Généralement, je fais cela le matin. L’après-midi, ça dépend : s’il y a des urgences ou des gros trucs, je passe du temps là-dessus, autrement je peux aussi travailler sur mes propres projets. Ça fait vraiment partie des choses qui sont hyper importantes quand tu es freelance, d’avoir un métier qui te ressemble.

Une chose qui est vraiment importante pour moi, c’est de garder du temps justement pour développer mes propres projets, c’est pour ça que j’ai aussi ce rythme-là. Par exemple, hier j’ai passé toute la journée à m’occuper d’un événement qu’on prépare avec Lucie et aujourd’hui je n’ai quasiment rien fait pour Lucie. Donc, ça dépend vraiment des journées et de tout cela.

Quels sont les outils plateforme essentiels à utiliser selon toi ? Trello, Slack, etc.

J’ai une vision qui est assez particulière là-dessus. Moi, je vais te parler des outils que j’utilise. Mais je pense vraiment que ça dépend de la personne et je ne crois pas qu’il y ait un outil mieux que l’autre. Cela dépend vraiment de ce avec quoi toi tu te sens à l’aise et de ce que tu as utilisé. Des personnes vont adorer Trello, d’autres pas du tout. C’est vraiment à chacun de s’approprier et de s’organiser comme ça lui plaît.

À titre perso, les outils que j’utilise principalement c’est Slack, Trello. Trello, je l’utilise beaucoup pour la gestion de projet. Par exemple, là je suis en train de créer avec Lucie une formation sur comment créer une formation en ligne et Trello m’aide beaucoup pour savoir où est-ce qu’on en est dans la création, dans les étapes, dans le processus. D’ailleurs, j’ai sorti un article sur le blog à propos de Trello ce matin. Si ça t’intéresse de voir comment je l’utilise tu pourras voir ça sur le blog. En dehors de Trello et Slack, j’utilise To doist mais c’est vraiment pour moi de l’organisation perso, j’en ai parlé sur le blog.

C’est une application qui permet vraiment d’organiser mes listes en fonction de mes thématiques, c’est un outil dont j’aurais vraiment du mal à me passer. Il y a également Monday. Mais Monday c’est vraiment un niveau au-dessus. C’est déjà un outil qui est payant et qui est vraiment adapté quand tu commences à avoir une structure où tu es plusieurs personnes à travailler. Avec ma cliente, on est huit, neuf dans l’équipe donc là, ça devient intéressant.

Et à part ça, il y a Canva et Photoshop. Je ne veux pas trop en dire parce que j’ai vu que tu m’avais questionnée à ce sujet après. Mais voilà à peu près les outils que j’utilise au quotidien. Après il y a le logiciel de messagerie Outlook. Je ne peux vraiment pas m’en passer : tous mes comptes, toutes mes boîtes mail pour me connecter sont là-dessus – j’en ai six ou sept je crois. Donc Outlook, et après un logiciel de montage parce que quand tu fais de la création de contenu, il te faut au moins un logiciel de montage et un logiciel pour le traitement de la photo.

Quels sont les logiciels indispensables et quid de la suite Adobe ?

Alors, moi je suis une pro Adobe. Je photoshope, c’est vraiment mon outil de prédilection. Il y a pas mal de logiciels de la suite Adobe que j’utilise : Photoshop, Adobe Première, Lightroom et InDesign. Mais je ne pense pas que ce soit un indispensable du tout parce que ce sont des logiciels qui sont quand même lourds et qui demandent du temps.

Ce ne sont pas des logiciels intuitifs que tu vas pouvoir apprendre comme ça en quelques jours, ça demande vraiment du temps, de la pratique. Pour te dire, j’ai commencé à utiliser Photoshop, je devais avoir seize ans donc ça fait un petit moment que j’ai l’habitude de bosser avec. Mais des alternatives comme Canva sont tout aussi bien quand tu veux faire quelque chose assez rapidement, que tu n’as pas d’idée au niveau du design, etc.

Il m’arrive encore de l’utiliser, je l’ai utilisé pas plus tard qu’hier, donc des outils comme Canva sont très très bien. Tu peux même créer du contenu avec PowerPoint, ça m’est arrivé aussi. La suite Adobe je ne peux pas t’en dire du mal parce que je l’adore et que je ne pourrais vraiment pas m’en passer mais de là à dire que c’est indispensable dans ce métier, non, je ne pense pas.

Quels blogs sur ce domaine ou complémentaire recommandes-tu de suivre ?

Ça va vraiment dépendre de ta spécialité, de ce que tu as envie d’aller apprendre. À titre perso, les blogs que j’aime beaucoup c’est The BBoost d’Aline Bartoli qui est assez connue sur Instagram. Voilà, le blog d’Aline.

J’aime beaucoup le blog de Marlène qui s’appelle No Tuxedo – de « tuxedo », « costume » en anglais. C’est vraiment pour le côté entrepreneuriat, création de contenu etc. C’est vraiment plus axé référencement naturel et SEO puisqu’à la base c’est un peu ma spécialité.

Et les blogs que j’aime bien suivre c’est celui d’Abondance, d’Olivier Andrieu et je suis aussi une grande fana de Captain Marketing qui est un blog qui est tenu par Stéphane Truphème que je vous recommande vraiment vraiment d’aller voir ! En matière de marketing digital, il est très très fort et son blog c’est vraiment une pépite, il y a énormément de ressources sur ce blog. En anglais, il y a Neil Patel. Je suis aussi pas mal de blogueurs en anglais.

Quel est le matériel dans lequel nous devons investir pour pouvoir suivre correctement la formation et développer l’activité ? Dans la vidéo dans laquelle tu nous fais découvrir une de tes journées types, j'ai noté des lumières, des micros, etc.

Dans la vidéo que tu as vue, je montrais un petit peu mon bureau. C’est là que tu as dû voir tout ça. Il faut savoir que c’est du matériel que j’utilise pour mon activité en parallèle de l’activité d’assistant blogueur. C’est vraiment quelque chose que j’utilise pour créer mon contenu, donc par rapport au blog Celles Qui Osent, au blog Formation Assistant Blogueur. C’est du matériel, on va dire perso. 

En tant qu’assistant, il n’y a vraiment rien de tout ça dont tu as besoin, ni pour suivre la formation, ni pour tes clients. À la limite, la seule chose qui est importante c’est d’avoir un disque dur externe, ou en tout cas une bonne solution de stockage pour pouvoir organiser tes données et vraiment avoir un truc sur lequel tu sais que tes données sont en sécurité. C’est hyper important.

Il y a un article consacré au matériel de l’assistant blogueur. Dans tous les cas, pour répondre à ta question, tout ce qui est lumière, micros, etc., ce n’est pas du tout obligatoire pour faire ce métier.

La prospection client

Comment quantifier les tarifs sur ce nouveau métier ? Comment arriver à se vendre sur ce métier ?

C’est vrai que c’est un nouveau métier dans le sens où il a vraiment émergé avec le métier de blogueur qui est encore assez méconnu en France. Généralement, quand tu dis à quelqu’un avec qui tu discutes : « Je suis blogueur », on a plutôt tendance à penser aux influenceurs. Or le métier de blogueur, le métier d’infopreneur c’est vraiment quelque chose de très spécifique et qui n’est pas vraiment connu ici. Le métier d’assistant blogueur effectivement est nouveau et comme tous les nouveaux métiers… généralement tu improvises !

Quand j’ai commencé, je ne savais même pas que ce que je faisais c’était ça, que ça pouvait rentrer dans le cadre des missions d’un assistant blogueur. J’ai calculé un forfait horaire. En fait, je me suis basée sur le tarif horaire que j’avais quand j’étais salariée. Je ne peux pas te redire les chiffres parce que je ne m’en rappelle pas et en plus c’était en francs Pacifique, donc j’aurais du mal à te le dire. Mais en gros, j’avais regardé combien je gagnais quand j’étais salariée à l’heure et je m’étais dit combien j’aimerais bien gagner. Je crois que c’était 30 € à peu près à l’époque.

Du coup, c’est le tarif que j’ai appliqué, tout simplement. J’y suis allée un peu comme ça. C’est passé et c’est comme ça que j’ai commencé à poser un tarif sur la prestation. Comment arriver à se vendre sur ce métier ? Pour moi, il y a plusieurs choses. Le bouche-à-oreille fonctionne très très bien. Quand j’ai commencé à bosser avec Lucie, j’ai tout de suite eu pas mal de demandes d’autres personnes avec lesquelles j’ai collaboré un petit peu sur les mêmes missions. Je n’en ai pas accepté beaucoup parce que j’avais vraiment envie de me concentrer sur l’activité que j’avais avec Lucie. En plus, à l’époque je faisais de la rédaction en parallèle, je n’avais pas vraiment le temps.

Mais en tout cas le bouche-à-oreille a bien fonctionné pour moi. Il faut savoir qu’en France le réseau des blogueurs est, mine de rien, assez petit. Il y a énormément d’événements organisés autour du web entrepreneuriat. J’ai assisté à deux événements de ce type l’an dernier, sachant que je viens d’arriver en France. Il y en a un qui est organisé en juin en Croatie. Ce cercle-là est assez fermé, ce qui fait que les gens se parlent entre eux et se connaissent très rapidement. Si tu as quelqu’un de bien sous la main, déjà généralement tu essaies de le garder, et ensuite sinon tu en parles.

C’est un métier dans lequel il y a assez peu de turnover parce que quand tu commences à bosser avec un client et que ça passe bien et que ça fonctionne, il te garde et il ne veut surtout pas que tu ailles ailleurs parce qu’il veut te garder pour lui. C’est ce qui s’est passé pour moi. Et je sais que c’est le cas aussi pour les autres blogueurs que je connais perso et qui bossent avec des assistants.

Comment mener des rendez-vous avec le client, surtout le premier ?

C’est vrai que ce n’est pas évident, surtout quand on n’a pas forcément l’expérience et la confiance qui va avec… Plus tu construis ton panel de compétences, plus tu as de l’expérience et plus ce genre d’entretien devient très simple. Pour moi, la première partie de cet entretien-là doit vraiment se concentrer sur le besoin du client. C’est vraiment important que tu puisses cerner ce qu’il attend de toi et ce dont il a besoin pour pouvoir être sûr de lui faire une proposition qui tienne la route et qui soit cohérente. Si j’ai un conseil à donner c’est : laisse le client parler.

C’est quelque chose qu’on dit très souvent quand tu mènes un entretien avec quelqu’un : quand tu leur laisses la parole, ils parlent et ils te disent tout seuls ce qu’ils veulent. Il faut être à l’écoute. Il faut vraiment le voir comme une relation, je ne veux pas dire personnelle parce que ce n’est pas le mot, mais il ne faut pas trop se prendre la tête parce que souvent ces blogueurs, ces infopreneurs ne sont pas forcément des personnes qui sont des professionnels.

Ce sont souvent des personnes qui ont transformé leur passion en un business rentable. Ce qui fait que tu es complétement en dehors des liens que tu peux avoir, par exemple, dans une entreprise classique ou dans le salariat. C’est vraiment une relation de proximité que tu construis avec ces gens-là. Donc, il ne faut pas te prendre la tête, il faut y aller détendu, il faut rester soi-même et voilà. Il faut poser des questions simplement, ne pas avoir peur de demander de reformuler. Vraiment être à l’écoute.

Comment définir ses tarifs et quel est le tarif d’un débutant ?

J’ai fait tout un article à ce sujet qui est sorti la semaine dernière sur le blog. Il me semble que tu m’as envoyé tes questions juste avant. Je te renvoie à cet article et concernant les tarifs, j’en ai mis pas mal. Pour moi, en débutant, tu peux partir dans les 30 €. Je trouve que c’est pas mal pour un tarif de débutant mais c’est compliqué de se donner un ordre d’idée parce que tout dépend de ce que ton client veut te faire faire : si c’est de l’administratif, s’il y a du montage vidéo…

En fait, plus ce qu’on va te demander sera spécifique et, entre guillemets, complexe, ou que ça demande vraiment de l’expertise, plus tu vas pouvoir te permettre de faire grimper tes tarifs. Ça dépend vraiment de ce que veut ton client. Si ce n’est que du simple administratif, tu ne peux pas trop trop gonfler tes tarifs. Après, si tu commences vraiment à avoir un regard sur la stratégie, sur l’opérationnel, etc., là pour le coup, ça grimpe. Pour un tarif de débutant, et si ce n’est que de l’administratif, je pense que 30 € c’est bien.

Conseilles-tu de facturer un taux horaire ou au forfait ?

Au forfait définitivement, mais avec un taux horaire ! En fait, les deux. Le fait de négocier un forfait va te permettre d’avoir de la visibilité sur ton activité et de sécuriser un revenu. Ce qu’il faut savoir, encore une fois, c’est que les blogueurs, quand ils commencent à bosser avec quelqu’un et que ça se passe bien, veulent que la relation dure. C’est l’objectif, si tu veux.

Ces gens-là sont très pris par tout ce qu’ils ont à faire et comme ce métier n’existait pas et qu’il n’y a pas beaucoup de personnes qui comprennent cet univers-là, s’ils recrutent quelqu’un qui n’y connaît rien, cela va nécessiter de passer du temps à former cette personne. Du coup, ils ne vont généralement pas s’embêter à former quelqu’un si c’est juste pour du ponctuel, juste pour un mois. Généralement, ils cherchent vraiment à construire quelque chose sur le long terme.

Le fait de proposer un forfait, en plus sur une période définie – par exemple tu peux dire : « Je te propose qu’on bosse ensemble, pendant trois mois et puis dans trois mois on fait le point ». Évidemment, il faut que le feeling soit passé avant, qu’il y ait eu un entretien, mais au moment où tu fais ta proposition, c’est aussi à toi de poser tes bases. Ça te permet comme ça d’avoir un petit peu de visibilité sur la suite et sécuriser ton revenu. Tu négocies un forfait, dans le sens un nombre d’heures défini par mois sur une durée spécifique et avec un taux horaire déjà défini.

Comment structurer nos offres ?

Encore une fois, ça va dépendre de tes compétences et ça va dépendre de ce qu’on va te demander. Pendant longtemps, mon tarif incluait tout. Que je fasse de l’administration ou du montage vidéo ou autre. C’était inclus dans mon forfait parce que je débutais et que je n’étais pas formée à ce métier. J’ai vraiment tout appris sur le tas donc je ne me voyais pas aller facturer trop cher quelque chose que je ne savais même pas faire. Je pense que c’est important de bien réfléchir à ça.

Il ne faut pas se survendre mais il ne faut pas non plus sous-estimer ce que tu peux faire, même si tu es novice et même si tu débutes. Parce que peu importe ce que tu vas faire pour ton client, ça va être du temps gagné et le temps c’est ultra précieux pour ces gens-là ! Si c’est toi qui gères les mails, ils vont pouvoir se concentrer sur autre chose, sur créer leur formation, la mettre à jour, sur la stratégie. Il faut aussi avoir bien ça en tête.

Toi, tu vends un service mais tu vas leur rendre vraiment service à eux ! Et ça se monnaye, forcément. Comment structurer ton offre ? Ça dépend de ce que te demande ton client mais j’ai tendance à te conseiller de faire un forfait global qui inclut un peu tout.

Peux-tu m’expliquer le processus de A à Z : contact blogueur, devis, acceptation du devis, paiement d’un acompte, réalisation de la mission, facturation ? Est-ce que j'oublie des choses ?

Alors, contact avec le blogueur, oui. Devis, oui. Acceptation du devis, OK. Paiement d’un acompte : je n’ai jamais demandé d’acompte à mes clients. Je fonctionne vraiment sur une relation de confiance. Je touche du bois mais en deux ans ça ne m’a jamais desservie, je n’ai jamais eu une mauvaise surprise. C’est aussi hyper important d’avoir un entretien avec son client en direct, enfin ton futur client, parce que ça te permet de sonder la personne.

Je me base beaucoup sur mon intuition, je me fie vraiment à mon intuition. Et si je ne le sens pas, si à un moment il y a un truc, si je le sens un peu limite, je n’y vais pas. Je pense que c’est important pour la suite. Toutes les personnes avec lesquelles j’ai collaboré, ça s’est toujours très bien passé et je n’ai jamais demandé d’acompte. J’envoyais mes factures à la fin du mois, tout simplement.

Dans quels domaines les blogueurs qui cherchent un assistant travaillent-ils en général ?

Dans tous les domaines, figure-toi ! C’est ça qui est génial et c’est ça qui fait que chaque profil est unique. En fait, le fief des blogueurs en France se trouve vraiment dans Blogueur Pro. Blogueur Pro, si vous ne savez pas de quoi il s’agit, c’est la formation qui a été lancée par Olivier Roland il y a de ça… je ne saurais même pas vous le dire, mais il plus d’une dizaine d’années que cette formation a été lancée… et qui aide à transformer une passion en un blog rentable.

Il y a énormément énormément énormément de personnes qui s’engagent dans cette formation tous les ans. Tous ne réussissent pas. Ça demande vraiment du travail d’avoir un blog de manière professionnelle et de le monétiser. Tout ça pour vous dire que les personnes qui ont réussi aujourd’hui dans tout le cercle des blogueurs français sont souvent passées par Blogueur Pro. (Béatrice me dit que ça fait dix ans Blogueur Pro. Oui, ça fait un moment.)

Les personnes qui ont suivi cette formation sont des personnes comme vous et moi qui, à un moment donné, ont eu envie de sortir de leur quotidien de salarié et d’essayer de transformer leur passion en un business rentable. Et c’est vraiment autour de ça que Blogueur Pro tourne. Les profils des personnes et des blogueurs qui réussissent sont vraiment différents. Je vais vous donner des exemples de blogueurs que je connais à titre personnel.

Je connais par exemple Lauriane du blog Le marathon des langues qui est spécialisé dans l’apprentissage des langues. Donc très très vaste ! Je connais Maëlys Dorn qui a un blog sur l’architecture d’intérieur et qui cartonne. Je connais Fabien qui a un blog qui s’appelle Grimpe à vue qui est spécialisé dans l’escalade. Je peux vous parler de Sandra qui a un blog sur comment apprendre le dessin qui s’appelle Le carnet digital. De qui je peux vous parler…

Il y a des blogs sur l’immobilier, avec Michaël Ferrari, avec Julien Lobodat. Des profils de blogueurs, il y en a énormément ! Il n’y a pas vraiment de domaines spécifiques dans lesquels il y a du travail puisqu’il y a énormément de profils différents. C’est ça qui est génial, c’est que généralement vous allez démarcher des blogueurs qui travaillent sur des thématiques qui vous bottent. Moi, j’adorais la rédaction web.

C’est bien tombé avec Lucie parce que l’un dans l’autre ça a matché, mais je n’aurais pas pu, par exemple, bosser avec Fabien sur un blog sur l’escalade. Parce que ce n’est pas un sujet qui m’intéresse. Des domaines il y en a plein et c’est ça qui est génial.

Est-ce facile de trouver des blogueurs qui ont des besoins ?

 Oui, c’est facile. Je ne compte pas le nombre de personnes qui me contactent et qui m’ont demandé au tout début, quand je commençais à bosser avec Lucie, si j’avais du temps pour bosser avec eux. Maëlys, en l’occurrence, on a bossé ensemble pendant un petit moment. Lauriane aussi. Bénédicte me dit : « C’est top l’escalade ! » Ça tombe bien, Fabien cherchait un assistant il y a quelques mois. Il m’avait demandé de l’aider pour son lancement et je n’avais pas le temps. Oui, c’est top l’escalade !

Tu vois, c’est ça qui est cool, c’est qu’on a tous des envies et des appétences différentes pour les thématiques, c’est ça qui fait qu’il y a de la place pour beaucoup de monde. Pour revenir à ta question, Sandrine, est-ce que c’est facile de trouver des blogueurs qui ont des besoins ? Oui, c’est facile. Parce que la plupart des blogueurs travaillent seuls et commencent à aller chercher un assistant quand ça commence à devenir trop.

Sauf qu’ils ont souvent beaucoup de mal à faire confiance ou à trouver des personnes qualifiées parce qu’ils n’ont pas envie de perdre du temps, entre guillemets, à former quelqu’un. Des blogueurs qui cherchent des assistants, il y en a beaucoup. Pas plus tard qu’il y a deux semaines, il y a Sandra dont je vous parlais, du Carnet digital, qui avait besoin d’une assistante et que j’ai mise en relation avec Élodie. Élodie si tu es toujours dans le coin, j’espère que ça s’est bien passé.

Est-ce que le métier d'assistante virtuelle se fait uniquement en freelance ou bien il peut aussi s’exercer au sein d’une agence de stratégie digitale ou autre en tant que salarié ?

Pour moi, le fait d’être salarié va à l’encontre de la vision que j’ai de ce métier. Je trouve que ce métier est génial parce que tu peux le faire en étant hors du cadre habituel où tu es dans un bureau, dans une entreprise. La plupart des blogueurs ne cherchent surtout pas à s’engager avec des salariés parce que ce sont des charges récurrentes qui coûtent cher à l’entreprise et qu’ils se sentent un peu, je ne veux pas dire emprisonnés, mais engagés. Ils bossent plutôt avec des freelances.

Et au sein d’une agence de stratégie digitale ? Je ne vois pas à quel moment une agence de stratégie digitale pourrait proposer ce service parce que c’est très très spécifique. Les agences de stratégie digitale sont généralement plutôt concentrées sur le contenu, la création de contenus autant graphique que rédactionnel. Alors que là on est vraiment dans un suivi beaucoup administratif. Je ne pense pas que tu peux exercer ce métier au sein d’une agence de stratégie digitale. Après, je peux me tromper.

Pour moi, ce métier est vraiment fait, est idéal pour les personnes qui veulent se lancer en freelance. Quand tu es freelance, tu as de la liberté de pouvoir avoir plusieurs clients, de pouvoir changer si à un moment donné ça ne va pas, rectifier, prendre plus d’heures à un moment donné ou non. Ils ne sont pas engagés par des contrats. C’est ce que j’apprécie dans mon métier et je ne me verrais pas faire ça en tant que salariée et je refuserais de devenir salariée à un moment donné.

La Formation Assistant Blogueur

J’aimerais savoir dans le cas d’une mise en relation avec des blogueurs professionnels, cela sous-entend-il qu’il y aurait de la pratique concrète ? Est-ce que cela serait rémunéré ?

Oui, il y aura de la pratique concrète. J’ai voulu créer cette formation parce que régulièrement quand je suis dans des événements blogueurs – maintenant que je suis en France c’est beaucoup plus simple d’y participer – tout le monde – je dis pas tout le monde mais je veux dire tout le monde sait que je bosse avec Lucie et qu’on est ensemble – on me demande souvent : est-ce que tu pourrais faire la même chose pour moi, est-ce que tu as du temps ? etc. Et à chaque fois, je disais non.

J’ai créé cette formation et j’ai eu envie de créer cette formation parce que je sais qu’il y a un besoin. Il y a beaucoup de travail et il faut former des personnes. Pour moi, le fait de créer cette formation, derrière il va y avoir une mise en relation avec mon réseau de blogueurs, les personnes je connais et qui, je sais, ont un besoin.

Est-ce que ce sera rémunéré ? Ce ne serait pas un stage donc oui, évidemment ce serait rémunéré. L’objectif, c’est vraiment… (C’est ce que je cherche justement (Julien). Oui, je sais, du concret, c’est l’objectif !). Si je me lance dans le projet, c’est parce que je sais qu’il y a besoin. Est-ce que ce serait rémunéré ? Oui, évidemment.

Je ne vais pas te dire les tarifs parce que tout cela dépend encore une fois du besoin du client et de ce que toi, tu sais faire mais en tout cas, oui, il y aura une pratique concrète. L’objectif, c’est vraiment de vous permettre de comprendre quel est ce métier, avec un vrai client. Et l’objectif à terme c’est que vous puissiez pérenniser cette relation parce que c’est quand tu commences à travailler avec quelqu’un et que ça se passe bien, généralement, c’est le cas sur du long terme.

Ça fait deux ans que je travaille avec Lucie et il n’a jamais été question que j’arrête. Contrairement à d’autres métiers de freelance comme la rédaction web où tu peux facilement changer de client, le blogueur plus tu bosses avec lui, plus il est, entre guillemets, fan de ton travail, et moins il a l’envie de te laisser partir.

Y aura-t-il aussi un cours sur les statuts et le côté législatif du métier ?

Je t’avoue que je ne l’avais pas prévu. Je sais que c’est une question qui revient régulièrement, donc je pourrais l’inclure dans les bonus. Pour autant, sachez quand même que généralement il n’y a pas trente-six solutions : c’est soit tu te mets en entreprise individuelle, soit en microentreprise, soit tu crées une SARL, une société morale. Voilà les options, cela dépend de ton niveau d’activité. Oui, je pourrai inclure un cours sur les statuts, sur la partie vraiment administrative, légale.

La formation sera-t-elle éligible au compte de formation ?

Je viens de Nouvelle-Calédonie, donc je ne suis pas encore totalement à l’aise avec tous ces termes. Est-ce que c’est le CPF dont tu me parles ? Je sais que tu es là du coup je regardes ta réponse. J’ai cru comprendre qu’il y avait différents types d’aides à la formation. Si c’est le cas, j’aimerais vraiment faire en sorte qu’elle le soit. J’ai commencé un petit peu à regarder mais c’est un vrai micmac. En tout cas, c’est dans mes objectifs qu’elle puisse être éligible à un financement pour faciliter le financement pour vous. 

Ta formation est-elle accessible aux personnes totalement novices ?

Oui, oui, oui et oui. Avant de me lancer sur le web, j’étais salariée, je faisais du conseil dans la fiscalité. Ça n’a rien à voir avec le web ! Je pense quand même qu’il faut avoir une certaine appétence pour Internet et pour le blogging. Parce que même si je n’avais pas d’expérience, j’ai quand même toujours été passionnée par Internet.

J’ai toujours aimé écrire, j’ai toujours aimé la création de contenus. Le fait d’être novice n’est pas du tout un problème. L’objectif, c’est vraiment de poser les bases de ce métier. Même si tu ne sais pas ce qu’est une chaîne YouTube et que tu débarques, la formation est vraiment conçue pour ça. Oui, tu peux commencer si tu es novice. Moi, je l’ai été, j’ai appris toute seule et si tu es quelqu’un de curieux, de débrouillard et que tu aimes ce que tu fais, il n’y a pas de raison que tu ne réussisses pas dans ce métier.

Tu indiques 18 élèves dans ta formation. Penses-tu qu’il y ait assez de place pour tout le monde dans ce métier ?

Oui, je pense qu’il y a assez de place pour tout le monde dans ce métier. Les profils des blogueurs sont très différents et ce qui est important c’est d’aller démarcher des personnes avec lesquelles vous allez vous éclater dans votre métier. C’est vraiment l’objectif. C’est de se faire plaisir. Je parlais tout à l’heure de l’escalade. Moi, j’irais jamais sur l’escalade et tout à l’heure j’ai eu Bénédicte qui m’a dit que c’était top l’escalade.

Ça montre bien qu’on a tous des profils différents et c’est ça qui fait la richesse. En plus, on n’aura pas tous les mêmes compétences. Dans cette formation, mon objectif c’est de vous donner des bases mais s’il y a des choses sur lesquelles vous avez envie d’aller en profondeur, il faut le faire. Si vous vous éclatez dans le montage vidéo, que vous adorez réaliser des vidéos, allez-y, foncez !

Ce sera une compétence, une expertise que vous allez développer et qui va vous apporter des clients. On a tous des profils très différents : moi, j’adore l’organisation, il y a des personnes qui vont être passionnées par le community management, d’autres qui vont être plus sur les aspects stratégiques. On a tous des profils différents. Oui, il y a de la place pour tout le monde dans ce métier.

Si la formation fonctionne bien, envisages-tu une nouvelle promotion par la suite ?

Oui, évidemment. J’avais envie de créer cette première promo avec un petit cercle d’élèves et de manière générale je pense fonctionner comme ça parce que j’ai envie de créer une vraie famille et une relation privilégiée avec chacun d’entre vous. C’est quelque chose qui me tient à cœur, c’est pour ça que je ne veux pas ouvrir trop de places.

De toute façon, la formation ne sera ouverte que sur candidature, on ne pourra pas cliquer sur un bouton et l’acheter. Il y aura vraiment un “processus de recrutement”. Ce seront des profils que je vais sélectionner, des personnes. Oui, il y a aura une nouvelle promotion par la suite mais ce seront toujours des petits groupes.

Est-il nécessaire de bien connaître le fonctionnement des réseaux sociaux pour suivre ta formation ? Je ne suis pas une amatrice des réseaux sociaux lorsqu'il s’agit de parler de moi. Pour autant, j’aime les parcourir et je m'intéresse à leur fonctionnement.

Tu as tout compris ! Pour être très honnête avec toi, moi non plus je n’étais pas trop amatrice des réseaux sociaux et je ne suis toujours pas fan de Facebook, c’est un réseau que je déteste. J’ai eu beaucoup de mal avec Instagram pendant longtemps, et d’ailleurs je me suis mise à mon compte depuis février vraiment.

La preuve que ce n’est pas parce que toi tu n’as pas envie d’y aller à titre perso que tu ne peux pas t’y intéresser, comprendre comment ça fonctionne. À partir du moment où tu t’intéresses à son fonctionnement, il n’y a pas de raison… L’objectif de la formation, c’est vraiment de poser des bases. C’est de t’expliquer par exemple comment fonctionne Instagram, quelles sont les bases pour te lancer, comment tu vas mettre en place une stratégie digitale, comment tu vas t’adapter à ce que veut exprimer ton client.

Ça va vraiment être tout ça. Même si tu n’es pas fan à titre perso, l’objectif c’est de comprendre comment ça fonctionne pour pouvoir conseiller ton client, en tout cas l’assister au quotidien sur ces aspects. S’il a envie de se lancer, parce que ce n’est pas du tout le cas de tous les infopreneurs – mais généralement ils ont un ou deux réseaux de prédilection.

Ta formation est-elle compatible avec un emploi salarié à temps plein ? Com-bien de temps faudrait-il y consacrer par semaine selon toi ?

C’est une question qui est très difficile. Je ne sais pas combien, je ne peux pas m’engager sur un nombre d’heures consacrées par semaine. Est-ce que c’est compatible avec un emploi salarié à plein temps ? Je pense qu’il faut avoir de l’esprit libre pour pouvoir se lancer parce que si tu as un emploi à plein temps ça veut dire qu’il va falloir être concentré soit le soir, soit les week-ends quand tu as du temps libre pour t’investir à fond.

Je pense que c’est faisable, bien sûr. Par contre, ça nécessite un niveau d’implication et de motivation qui va être beaucoup plus important que pour quelqu’un qui a un emploi du temps un petit peu plus cool ou qui veut se reconvertir. Combien de temps il faut s’y consacrer ? Plusieurs heures, je pense, parce qu’il va y avoir la partie apprentissage. Après il va y avoir aussi du travail personnel. Plusieurs heures, c’est certain.

Peux-tu préciser la date que tu envisages pour le démarrage de la formation ?

C’est une très grande question ! Initialement, j’étais partie sur septembre pour plein de raisons. Finalement, je pense que ça va arriver beaucoup plus tôt que prévu parce que je commence à avoir pas mal de demandes de blogueurs. Depuis que je me suis positionnée sur ce créneau, on pense à moi quand on cherche un assistant mais je n’ai personne à proposer.

En même temps, quand je vois la situation actuelle dans le pays, je me dis que c’est vraiment le moment de lancer ce projet parce que le coronavirus – je n’ai pas envie de rentrer trop dans ce sujet parce que c’est quelque chose qui touche tout le monde de manière vraiment unique – mais de ce que j’ai pu constater autour de moi, il y a eu en tout cas un énorme impact sur l’emploi de la plupart des personnes qui sont salariées.

En tant que freelance, ça n’a absolument rien changé à mon quotidien ni à mes revenus ni à mon organisation, et je m’estime vraiment chanceuse d’avoir fait ce choix de carrière. La chance de pouvoir bosser à domicile, d’avoir toujours un client qui est là et qui me paye à la fin du mois. J’ai vraiment envie de parler davantage de ce métier et de montrer aux gens que c’est une vraie alternative, qu’on peut très bien se détacher du salariat et que quand on est à son compte, on est finalement maître de son destin beaucoup plus que quand on dépend d’une entreprise. Pour la date de démarrage de formation, c’est très ambitieux mais j’aimerais peut-être que ce soit entre fin mai et mi-juin. Ça va dépendre de comment je vais réussir à m’organiser dans mon travail et dans l’autre formation que je suis en train de finaliser parce que c’est un travail monstrueux.

Bonjour Marie, merci beaucoup pour cette visio et tous ces renseignements. Ça m’a l'air d’être un métier passionnant - oui, je te confirme. Est-ce que le métier d’assistante virtuelle peut être envisagé comme suite logique après une formation de rédacteur web ?

Je pense que tu es une élève de Lucie. Je ne vais pas te dire non, sachant que j’ai fait la formation rédaction web et que ça donne énormément de bases. C’est clair que dans le blogging savoir écrire un texte bien rédigé et optimisé est un plus énorme puisque le référencement naturel pour le trafic d’un blog c’est juste génial. Moi je suis “pro” référencement naturel !

Par contre, de là à dire que c’est une suite logique, non pas du tout. Ce sont vraiment deux métiers distincts. Le rédacteur web écrit pour des blogueurs et il se contente de rédiger. Il intervient aussi sur la stratégie SEO.

Pour moi, c’est vraiment deux métiers distincts. Le fait d’être assistante virtuelle n’a rien à voir avec la rédaction web. Moi, je ne fais plus de rédaction, ça fait un moment que je n’ai pas fait de rédaction, je fais des articles pour Lucie… Non, je n’en fais plus, en fait. La seule chose que je vais écrire, à la limite, ce sont les pages de vente et les emails parce que ça a été un gros chantier mais sinon, non. Pour moi, ce n’est pas la suite logique à la rédaction web. Par contre, c’est complémentaire.

Est-ce que cette formation permettra d’avoir les bases en gestion des réseaux sociaux et stratégie de communication digitale ou doit-on avoir des bases dans ce domaine ?

Oui, cela te permettra d’avoir des bases en gestion des réseaux sociaux, c’est bien l’objectif. Il y aura quatre gros réseaux qui vont être abordés dans la formation. Il va y avoir YouTube, Facebook, Pinterest et Instagram qui sont les quatre réseaux qui, à mon sens, sont les plus importants et les plus utilisés avec un gros focus sur Pinterest qui est un peu le chouchou de l’année 2020 et qui est un réseau que je kiffe à titre perso. Dans ce module, qui est le module 3 je crois, on va vraiment voir les bases. J’insiste là-dessus, ce sont vraiment les bases. C’est comprendre comment fonctionne le réseau, quelles sont les particularités et comment mettre en place une stratégie quand tu démarres de zéro.

Quel profil pour devenir assistante virtuelle ?

Quelles sont les qualités à avoir pour exercer ce métier ? Penses-tu qu’il soit compatible avec quelqu’un qui a un caractère plutôt réservé ?

Oui, je pense que c’est compatible, Sandrine. Moi je suis quelqu’un d’introverti. Alors ça ne se voit peut-être pas forcément quand je fais des vidéos ou autre parce que je suis toute seule derrière mon écran et que c’est beaucoup plus facile. Mais si tu me rencontres dans la vie de tous les jours, je vais probablement avoir beaucoup de mal à venir vers toi parce que je suis quelqu’un de timide, de réservé et d’introverti en puissance. Oui, ce n’est pas un incompatible du tout.

Les qualités à avoir pour réussir ? La curiosité et la débrouillardise parce que tu es dans un métier où ça bouge tout le temps. On est sur Internet, les règles évoluent tout le temps. Le lundi, ce qui est valable peut être complétement obsolète le mardi. Il faut savoir t’adapter et il faut aussi aller chercher des solutions quand ton client vient te voir en te disant « il y a une merde sur la plateforme, les paiements ne passent plus ».

Tu dois être capable d’aller chercher de solutions, de comprendre pourquoi, faire des tests, etc. Si tu n’es pas curieux et débrouillard et que tu as plutôt tendance à aller demander des solutions plutôt que de les chercher par toi-même, ça ne va pas le faire. Pour moi, la curiosité et la débrouillardise sont des qualités indispensables pour réussir. Ensuite, je pense, la passion.

Les personnes qui pourraient le plus s’éclater dans ce métier sont les personnes qui sont passionnées par Internet et par le blogging comme moi je le suis et je l’étais quand j’ai démarré. Avant de comprendre ce que c’était le blogging professionnel, j’avais un petit blog beauté qui n’était connu par quatre pelés et trois tondus dont ma mère.

J’adorais ça mais je ne comprenais pas ce qu’il y avait derrière. Mais pour autant j’adorais ça, du coup quand j’ai découvert ce qu’il était possible de faire sur Internet, j’ai été intarissable. Je passais mes journées et mes nuits à lire des articles, à me documenter, à me former. Être passionné par Internet et par le blogging, c’est vraiment indispensable. Les personnes qui ont envie de devenir blogueurs professionnels, qui ont un projet et qui ne se sentent pas forcément de se lancer ou qui sont dans le démarrage de leur projet, travailler avec un blogueur professionnel ça va vous faire décoller !

Vous allez accéder à un niveau de pratique et un environnement auxquels vous n’auriez jamais eu accès si vous étiez resté tout seul devant votre blog. Le fait d’avoir travaillé avec Lucie pendant deux ans, j’ai appris énormément de choses à ses côtés. Je suis aussi allée chercher énormément de choses à côté et dans le réseau des blogueurs que j’ai aujourd’hui. C’est ultra riche, et je ne pourrais pas me lancer aussi sereinement dans le blog comme je le fais actuellement sans cette expérience-là.

Je pourrais le faire évidemment parce que je peux techniquement, ce n’est pas un souci. Mais il y a des automatismes et des procédures que tu ne peux pas avoir naturellement. Quand tu bosses avec des personnes qui ont réussi, qui ont un vrai business, qui gagnent leur vie avec leur blog et que tu bosses avec ces personnes-là et que tu vois tous les rouages qu’il y a derrière un blog…

Parce que laisse-moi te dire qu’un blog c’est une usine à gaz ! On ne s’en rend pas compte comme mais il y a énormément de choses qui constituent un blog et un business en ligne ou un site Internet. Donc, tout ça, c’est ultra riche de l’apprendre avec quelqu’un qui a réussi, qui est en selle. Tu vois toutes les coulisses. Je crois que j’ai perdu le fil de ma réponse mais oui, je pense que les personnes qui sont passionnées par le blogging et par Internet ont vraiment le bon profil pour se lancer.

Élodie me demande quel est le conseil que je donnerais à une newbie, la chose la plus importante à savoir.

La chose la plus importante à savoir c’est que tu ne sais pas tout et que tu ne sauras jamais tout. Quand tu évolues dans ces milieux-là des techniques, des savoir-faire, il y en a tu ne peux pas les compter ! Et ça peut être un petit peu déstabilisant quand tu démarres parce que tu as l’impression qu’il y a plein plein plein de choses dont tu n’as jamais entendu parler alors qu’en fait c’est normal. Il faut se laisser le temps d’apprendre, il faut se laisser le temps de se former. Et l’expérience aussi, c’est ça qui va faire toute la différence.

Il faut y aller en confiance et il faut se rappeler que les personnes qui sont en face de toi sont des personnes qui sont passionnées par ce qu’elles font, qui ne sont pas un mode de prise de tête. Leur objectif principal, c’est de s’éclater avec leur blog, ça va être aussi de s’éclater avec les personnes avec lesquelles elles bossent et ça doit être pareil pour toi. Si tu ne prends pas du plaisir dans ce que tu fais, pour moi il n’y a pas d’intérêt parce qu’être freelance, être à son compte, c’est avant tout faire quelque chose que tu aimes.

C’est avoir un métier qui te donne envie de te lever le matin, qui te fait travailler la nuit pendant des heures et des heures parce que tu as plein de nouvelles idées qui fusent. C’est ce que je trouve génial dans le métier d’assistante virtuelle, c’est ce que j’adore. Couplé évidemment à toute la liberté qu’offre le statut de freelance puisque tu es libre de tout !

Si demain tu veux aller passer une semaine dans ta famille pour bosser, tu peux. Si tu veux partir pendant deux mois au Canada ou à Bali, tu peux aussi ! Tout ce dont tu as besoin c’est ton ordinateur, ta connexion Internet. Pour moi ça n’a vraiment pas de prix, encore plus en ce moment où je sais que mon activité est pérenne. Je n’ai aucun souci, coronavirus ou pas coronavirus. Ça n’a pas de prix. Il faut prendre du plaisir !

Conseilles-tu de travailler gratuitement au début pour se faire la main ?

Non, non et non. Rien n’est gratuit. Même si tu as l’impression que ce que tu fais tu pourrais le faire gratuitement parce que ça te fait kiffer – et je comprends parce que je suis comme ça aussi de base – non, il faut comprendre que ce que tu fais rend service à quelqu’un. Tu lui fais gagner du temps et ça a un prix. Même si tu ne fais pas des tarifs de malade dès le début, travailler gratuitement, je ne pense pas que ce soit bien.

Quelles sont tes pires erreurs quand tu as commencé ?

Pour moi, la notion d’erreur est assez subjective parce que je considère que quand il y a un truc qui ne fonctionne pas, j’ai juste appris. J’essaie toujours d’avoir cette prise de recul et de réflexion sur pourquoi ça n’a pas marché à l’instant T mais qu’est-ce que ça m’a quand même apporté. C’est souvent quand ça merde que derrière tu fais des trucs géniaux.

Maintenant, qu’est-ce j’aurais pu faire quand j’ai commencé ? Ne pas avoir suffisamment confiance en moi et de ne pas suffisamment savoir me vendre. D’ailleurs, c’est toujours une chose sur laquelle je travaille, sur laquelle j’ai un gros gros souci. C’est avoir conscience de ta valeur. Ça a un peu un lien avec ce que je te disais tout à l’heure sur le travail gratuit.

Comment faire pour se sentir légitime quand on démarre ?

Ce n’est pas évident. Ce qui peut t’aider à te sentir légitime, c’est de te former, de ne pas rester comme ça à attendre que ça tombe, d’aller chercher les informations, de lire des trucs, d’acheter des formations. J’en ai acheté plein pour me former à tout, sur plein de sujets différents ! Te former va te donner la compétence et les connaissances.

Quand tu connais ton sujet, que tu sais de quoi on parle, tu as plus de confiance en toi. Après c’est l’expérience, mais l’expérience ne vient pas du jour au lendemain. C’est vraiment de faire un maximum pour te former, pour aller lire des trucs et mieux comprendre l’environnement dans lequel tu travailles. Mieux tu le comprendras, plus simple après ce sera, et plus tu seras à l’aise.

Quelle formation ou préparation en attendant recommandes-tu avant de se lancer ? Logiciels, connaissances annexes ?

Étant donné que la formation va arriver bientôt, j’aurais tendance à dire, rien ! Mais qu’est-ce que je pourrais te recommander ? Peut-être d’aller faire un tour sur le site de Blogueur Pro pour voir qui sont les personnes… Regardez par exemple les études de cas. Je pense que ça pourrait être intéressant. Il me semble qu’elles sont sur la chaîne YouTube d’Olivier Roland – il faudra que je vérifie cette info – ou en tout cas sur son site.

Les études de cas, ça va te montrer des profils de personnes qui ont un blog et qui ont réussi à vivre de leur blog. Et tu pourras voir que les profils des personnes sont très très différents. Ça va te permettre de comprendre qui ils sont, qui est en face de toi, quel est l’état d’esprit de ces personnes, comment elles évoluent, etc. Je pense que ça pourrait être intéressant pour te permettre de te mettre dans le bain, de comprendre les gens à qui tu vas devoir faire face, entre guillemets, et te rendre compte qu’en fait ce sont des gens comme toi et moi qui juste kiffent leur vie mais avec leur blog.

Quelles sont selon toi les qualifications - savoir être et savoir-faire - idéales à avoir pour réussir dans ce domaine ?

Au-delà de toutes les qualités dont j’ai parlé tout à l’heure – la curiosité, la débrouillardise et le fait d’être passionné – le savoir être pour moi, il faut vraiment être transparent. Ne pas chercher à montrer ou à prouver quelque chose que tu n’es pas. Si ton client te demande un truc et que tu ne sais pas, dis-lui. Je ne te compte pas le nombre de fois où Lucie m’a demandé un truc et j’ai dit : « Écoute, honnêtement non, je ne sais pas de quoi il s’agit, mais je vais aller chercher et je vais aller me former, chercher l’info ». Il faut que ton client puisse te faire confiance.

C’est ultra important dans ce métier. C’est valable dans n’importe quel domaine, mais la relation entre le client et le freelance doit reposer sur la confiance. Il faut que ton client ait confiance en ton travail. Et plus la confiance va s’établir, plus il va te donner de responsabilités, de missions et plus ça va être cool à tous les niveaux. Le savoir-faire ? Tu l’acquiers. Pour réussir ? C’est tout ce qu’il va y avoir dans la formation, sinon je ne l’aurais pas inclus.

Au-delà de ça, c’est l’organisation et surtout continuer à se former parce que la formation ce sont les bases, mais comme je l’ai dit tout à l’heure, cela évolue tout le temps. Il faut toujours continuer à se former dans ce métier. Sur les nouveaux réseaux, en ce moment c’est Tik Tok à fond. Je ne pense pas que demain on va se mettre sur Tik Tok d’un point de vue pro, mais il faut être à l’écoute de tout ça, savoir ce qui se fait, savoir s’il y a une nouvelle technique dont tout le monde parle.

Il faut aller chercher, il faut rapporter des infos à ton client et c’est ça aussi qui va faire la valeur ajoutée. Pour te donner un exemple, hier j’ai dit à Lucie : « Écoute, tous les élèves, il y a un domaine sur lequel ils sont perdus. Qu’est-ce tu en penses de mettre en place une check-list qu’on leur enverrait dès qu’ils s’inscrivent à la formation pour qu’ils sachent ce qu’ils ont à faire ? ». Et on l’a mise en place hier.

C’est cette initiative-là, cette réflexion que tu vas avoir toi de ton côté et que tu vas amener à ton client, qui va faire que tu vas te rendre indispensable au fil du temps et qu’il ne va vouloir te laisse filer et que ça va être génial à tous les niveaux. Donc continue à te former et à regarder ce qui se fait ailleurs, à observer les blogs, à regarder les méthodes, à décortiquer. Pour rejoindre ce que je te disais tout à l’heure sur les études de cas, une fois que tu as vu l’étude de cas, va sur le blog de la personne et regarde comment c’est fait.

Regarde ce qui apparaît sur ton écran quand tu vas sur ce site. Regarde les menus, regarde comment sont constituées les pages et fait des comparaisons comme ça, tu verras que les mécanismes sont souvent les mêmes mais ce n’est pas toujours le même discours, la même méthode qui est appliquée et c’est hyper intéressant.

Comment t’es-tu formée au métier ? Tutos Internet, livres, formations ?

Très peu de livres même si j’en ai acheté quelques-uns. Des formations, oui, à fond. Des tutos Internet, oui, à fond. Des formations, j’en ai suivi énormément. J’en ai suivi sur Instagram, sur Pinterest, j’en ai suivi sur l’email marketing, sur les tunnels de vente, sur la rédaction web, sur le référencement naturel, sur la photographie.

Je peux t’en citer plein comme ça des formations ! Je suis une boulimique de la formation en ligne. Tout ce que j’ai appris, je l’ai appris sur le tas, soit en suivant des formations soit en cherchant par moi-même, en faisant des tests, en analysant les résultats, en recommençant.

Les questions annexes

Vous me posez pas mal de questions sur les événements. Je vais faire un petit aparté par rapport aux événements blogueurs.

Ce sont des événements qui sont organisés souvent par la même personne. L’événement dont je parlais tout à l’heure c’était le Web2Connect. C’est un événement qui est organisé par Jeff Ruiz. Celui qui est en Croatie le mois prochain s’appelle le Congrès des infopreneurs. Il faut savoir qu’en fonction des événements, ils ne sont pas ouverts à tout le monde. Ils sont généralement ouverts aux personnes qui ont déjà un business en ligne qui fonctionne, voire qui fonctionne très bien.

Ce sont des cercles assez restreints et les tarifs ne sont pas donnés à l’entrée. Le Congrès des infopreneurs de juin, je crois qu’on est sur du 2 000 € pour deux jours. Il y a pas mal d’autres événements qui sont plutôt axés SEO ou web de manière général auxquels vous pouvez participer librement, qui ne sont pas sur sélection. Il faut taper sur Google « agenda du web » ou « agenda Internet », etc. Vous allez tomber facilement sur le SEO Boot camp, non pas le Boot camp, SEO Day je crois. Il y a pas mal d’événements comme ça.

Il y avait l’IMF l’an dernier, l’Inbound Marketing France, qui est organisé en février. Si vous voulez aller voir à quoi ressemble ce type d’événements, j’ai fait une vidéo sur ma chaîne YouTube dans laquelle je vous emmène pendant deux jours. N’hésitez pas à aller voir à quoi ça ressemble. Voilà pour les événements, j’espère avoir répondu à vos questions. Sinon posez-les moi et j’y répondrai un petit peu après.

J’ai déjà de l'expérience en tant qu'assistante virtuelle, qu'est-ce que la formation peut m’apporter ?

Ça dépend. Il faudrait que l’on puisse en parler et que tu me dises à quel niveau tu es intervenue. Si tu veux en savoir plus sur la formation, je t’invite dans ce cas à télécharger le programme qui est en ligne. Il faut remplir le petit formulaire qui est sur le blog. Tu recevras le programme de la formation, comme ça, tu pourras voir tous les cours qui sont inclus et voir si ça matche avec ce que toi tu sais déjà et ce qu’il y a de nouveau dans la formation.

Penses-tu que le métier d'assistante virtuelle soit compatible avec le métier de maman ? Est-ce que c’est possible de gérer deux activités ?

Je ne sais pas si tu as une activité professionnelle à côté de ton métier de maman. Je ne suis pas maman donc je ne peux pas vraiment te répondre sur cette question. Après, j’imagine quand même que tu as un peu de temps libre. Si tu as la volonté de t’investir et que tu arrives à te dégager quelques heures par semaine, je pense que c’est cohérent.

J’ai répondu pour la formation, là tu me parles du métier. Mais le métier oui, parce que c’est aussi à toi de décider le nombre d’heures que tu veux travailler. Tu n’es pas obligée de bosser l’équivalent d’un temps plein tous les mois. Ce n’est pas du tout mon cas parce que j’ai envie d’avoir du temps pour moi, cela fait partie de ma vision du business. Je n’ai pas envie de passer 24 heures sur 24 à bosser. Même si, très honnêtement, j’ai tendance à le faire parce que j’ai mes propres projets aussi à côté et que je suis tellement passionnée que je ne compte plus les heures !

Mais l’objectif d’être freelance et l’avantage, c’est justement ça : de pouvoir choisir d’avoir un emploi du temps qui te convient. C’est à toi de choisir en fonction de ton volume. Dans ce cas-là, si tu es maman, il faudrait que tu ailles cibler des blogs de personnes qui sont ciblées sur les enfants. Je pense à deux personnes mais je me rappelle plus leurs prénoms… Dans les études de cas d’Olivier Roland tu les verras. Typiquement, ce sont des blogueurs axés sur ces sujets qu’il faudrait que tu cibles.

J’ai une petite question, je fais partie de Blogueur Pro d’Olivier. J’ai créé un blog sur le dessin. Est-ce que tu penses que m’associer à d’autres blogueurs en dessin plus avancé pour en apprendre plus et fatalement me faire connaître dans le métier ou est-ce qu’il pourrait y avoir un conflit d’intérêts ?

J’ai envie de te dire que ça va dépendre de l’état d’esprit de la personne en question. C’est sûr que tu vas être sur des thématiques qui vont être similaires. Après ça dépend de ta niche aussi parce que le dessin ça peut être large. Est-ce que, par exemple, tu es spécialisée sur le portrait, sur les illustrations ? Ça va dépendre, je pense, de ta niche. Il peut y avoir un conflit d’intérêts. Ça dépend de l’état d’esprit de la personne.

Quand commences-tu les études de gens qui veulent faire ta formation ?

Très rapidement, Julien. Je vais d’ailleurs vous faire une petite proposition à la fin de ce live. Pour qu’on puisse en parler de vive voix. Ça va être très très rapidement à partir de la semaine prochaine, je pense. Très rapidement en tout cas.

Il y aura un premier entretien qu’on va faire ensemble et ensuite il y aura une partie, quelques questions à remplir, un petit dossier sur vous pour que je puisse apprendre à vous connaître et être sûre que ça matche, que tous les voyants sont au vert, autant de votre côté par rapport à votre projet, à votre vision et à ce que vous avez envie de faire, que moi ce que je sais que je peux vous apporter.

Les études de cas, OK. Tu parles de continuer à se former après. Comment continues-tu à te former, toi, à titre perso ?

Des formations, des formations payantes, parce qu’il y a qu’ça de vrai. Je me forme beaucoup auprès de personnes dans la sphère anglophone, des blogueurs qui sont souvent américains – mais il y en aussi des très très bien en France. Des formations, il y en a énormément. Au-delà de ça, j’ai un abonnement à Skillshare, une plateforme un peu comme Udemy en France.

Tu payes un abonnement à l’année et tu as accès à un catalogue de formations en permanence. J’ai fait une vidéo YouTube à ce sujet si tu veux en savoir plus. C’est une plateforme que j’utilise souvent quand j’ai besoin d’un truc, que je pense à un truc. J’en suis en ce moment sur le personal branding. J’en ai suivi une partie il n’y a pas longtemps sur Adobe Première parce que je continue à me former sur ce logiciel que je ne maîtrise pas très bien. Skillshare et des formations payantes. Quelques livres mais surtout en ligne.

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